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Allaitement au sein : ne pas culpabiliser les mamans

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La proportion de nourrissons allaités au sein (de manière exclusive ou mixte) décroît de manière spectaculaire au fil des semaines qui suivent l’accouchement.

Ces statistiques portent sur la France, et leurs enseignements peuvent sans doute s’appliquer en tout ou en partie à d'autres pays, dont la Belgique. On apprend d’abord que 65% des bébés sont allaités au sein à la naissance (avec des – fortes - disparités selon les régions). Ensuite, il apparaît que l'arrêt est assez précoce, en tout cas au regard des recommandations (qui conseillent l'allaitement exclusif au sein jusqu’à l’âge de 6 mois) : 10% des mères arrêtent dès la sortie de la maternité, ensuite à 5 semaines, la part des enfants allaités au sein (de manière mixte ou exclusive) descend à 50%, puis à 40% à 11 semaines, à 30% à 4 mois et enfin à 19% à 6 mois.

La fin du congé de maternité constitue un tournant majeur, sachant que parmi les freins, l’étude cite la naissance prématurée ou par césarienne, le fait de fumer et l’âge de la mère (les plus de 30 ans allaitent davantage). Autres éléments mentionnés par Le Quotidien du Médecin : le premier enfant est plus susceptible d’être allaité (et plus longtemps) que les suivants, alors qu’accoucher à domicile et/ou en ayant suivi des séances de préparation à la naissance favorisent l’allaitement maternel. De fait, celui protège le nourrisson (on pense notamment aux infections gastro-intestinales et respiratoires), alors qu’en termes de bénéfices santé pour la maman, il est associé à un risque plus faible de cancer du sein en période pré-ménopausique, de cancer de l’ovaire, ou d’ostéoporose.

Ceci étant, soulignent les auteurs du rapport (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques), « la recommandation de 6 mois ne doit pas être prise comme une injonction culpabilisante, tant sont nombreuses les raisons psychologiques, professionnelles et personnelles qui peuvent amener une femme à ne pas allaiter », et en tout cas à ne pas poursuivre jusqu'à six mois. Et plus que des recommandations, il est nécessaire de soutenir les mamans pour qu’elles se rapprochent autant que possible de l’objectif.

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Article réalisé par PassionSanté.be
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